Le hard-discount a bien compris..., qu' en changeant radicalement de stratégie, et en jouant à fond la carte de la proximité et de la petite surface de qualité (si, si ! Le concept "marché du pauvre" n'est déjà plus qu'un lointain souvenir) pour aller grapiller une nouvelle clientèle là où elle se trouve : dans la grande distribution ! La carte aussi d'un éventail limité de produits dans une même catégorie, ce qui séduit le consommateur en simplifiant son choix.
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Ce concept, Comme dit dans mon précedent billet, né durant une grave crise économique et que l'on annonçait voué à une disparition rapide il y a quelques années, est en train de remettre sérieusement en question l'hégémonie des grandes surfaces. La grande distribution cherche désespérément la parade en continuant, faute de mieux, à jouer la carte des extensions. Ce qui ne semble pas ralentir l'offensive des Netto, Lidl, Aldi, ED et autres Mutant. Ils n'hésitent pas à opter pour des surfaces de moins de 300 m² quand ils se voient refuser des surfaces plus importantes par les commissions départementales d'équipement commercial (CDEC). Ils "dérivent" même ponctuellement vers le non alimentaire, comme Lidl et ED, en lançant ici ou là une promo sur un escabeau ou une scie sauteuse.

Les hard-discounts ne donnent plus dans un douteux bas de gamme, tout en éliminant le superflu. Ils séduisent désormais une clientèle lassée de la tentation permanente des multiples marques, de la publicité et des animations qui tentent de lui forcer la main. "Ici, les client font leurs courses en 20 minutes et ils aiment ça ! Et ils ne paient que ce qu'ils achètent. Pas la musique d'ambiance où les promos tapageuses, ni les frais énormes de fonctionnement des grandes enseignes...
Un argument qui pourrait, lui aussi, plaire au consommateur... Et qui amène à se poser une autre question : quid des investissements lourds correspondant à ces restructurations "luxueuses" entreprises par certaines enseignes ? Et surtout, quels sont les retours espérés sur investissement si on ne les fait pas payer à quelqu'un : client ou... fournisseur référencé ? On peut penser que les grandes enseignes nationales ont le temps pour eux et peuvent se permettre de faire illusion, mais leurs satellites, plus modestes, en font souvent les frais. Où va-t-on quand on crée des supermarchés de 2 500 m² et plus qui n'ont de supermarché que le nom et font de l'ombre aux hypers ? Quelque chose irait de travers au royaume de la distribution qu'on ne serait guère etonné....et mon chômage dans tous ça???

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