Quelle histoire en effet, "Papounet" qui s'était fichtrement bien intégré, avec un nom et un caractère, se trouva confronté à la difficulté de la prise de parole en public...lorsqu'il s'agit de faire une rétorque, une objection ou encore un petit récit bien connu comme ceux de mes anectotes..., tout va pour le mieux..., mais lorsqu'il faut présenter un travail, mettre en exergue le déroulement des point importants de ce travail, appuyer sur les points forts tout au long de la présentation, gérer le stress du prof qui audit, le public qui se moque, les défauts de prononciation, les balbutiements, les gestes complètements incongrus, les tttrous noirs (oui...trois T...parcequ'un tttrou, c'est profond...), les questions vicieuses..., user d'un ton NON monocorde, regarder l'ensemble de l'assemblée en même temps, savoir gérer son temps de présentation, savoir conclure..., et tout cela avec le sourire,...,et bien "mon p'tit gars" comme dirais (JMB) pour (Jean Marie Bigard)...,"le gars...il a un grand moment de solitude, le gars..."

Ma première tentative fut pour exposer un travail effectué sur les relations interpersonnelles et interculturelles au travail, en AUSTRALIE.............................GLURPP!!!

Dans l'ensemble j'ai fait mon exposé comme n'importe qui aurait pu le faire...en revanche, je n'avais pas réalisé à quel point j'avais des tics autant gestuels que langagiers, un Idiome bien à moi, un lexique à la "papounet", une syntaxe relativement pauvre et une manière de bouger de droite à gauche, qui donnait le mal de terre à mon public...
Le pire, lorsque j'ai visionné la vidéo après...le MUST à été le tic bien énorme de me croiser les doigts en opérant un mouvement de haut en bas et en retournant les paumes de mes mains vers le sol en signe de stress évident. Ce geste comique, me faisait ressembler à s'y méprendre à une machine à pomper le mélange de carburant essence/huile que l'on mettait dans nos mobillettes de l'époque (les quadras se souviendront...) ou bien encore à un prêtre aux allures plus que puritanistes donnant avec fièvre l'extrême onction...
Très vite, j'ai oeuvré en conséquence afin de corriger mes pantomimes gestalistes...mais que n'ai-je entendu tout au long de mon année universitaire sur la "pompe à mélange"...une chanson avait même été créée...c'est dire la gibbeusité de ma prestation....

haaaaaaa...que de souvenirs de cette année de FAC...la suite du récit dans un autre billet...merci de m'avoir lu...

Christian