Comment Diane Giard veut faire grandir la Scotia

Un simple job d’été qui s’est transformé au fil des ans en un mandat drôlement plus complexe, celui de redéployer la présence de la Banque Scotia au Québec.

Diane Giard est étudiante en sciences économiques lorsqu’elle décroche en 1981 un emploi d’été dans une succursale de la Banque Scotia.

L’année suivante, diplôme en poche, elle se voit offrir par la banque un emploi permanent, qu’elle accepte.

Elle complétera par la suite son MBA.

« Depuis que j’ai joint la banque, j’ai tout fait. J’ai travaillé aux ressources humaines, dans les valeurs mobilières (elle a aussi complété sa formation de courtière en valeurs mobilières), la gestion de succursales, la gestion privée, les activités de crédit aux grandes entreprises, les syndicats bancaires », relate-t-elle, essayant de n’oublier aucune des fonctions qu’elle a occupées.

L’appel de Toronto

Puis, elle a eu l’appel de Toronto.

« Si la direction du Québec t’intéresse, tu dois venir travailler à Toronto », lui a fait savoir la haute direction de l’institution.

Durant trois ans, Diane Giard a d’abord été responsable des succursales d’un district de Toronto, avant d’être chargée du développement stratégique de la Scotia auprès des PME.

Depuis février 2006, elle est revenue à Montréal à titre de première vice-présidente pour le Québec et la région de l’Outaouais.

Volonté de développement

Depuis qu’elle occupe ses nouvelles fonctions, le mandat de Diane Giard est simple. La Banque Scotia veut reprendre des parts de marchés au Québec, d’où elle s’était retirée en 2000.

« Il faut se rappeler le contexte de l’époque. On était en pleine consolidation, on pensait que tout se ferait par Internet et c’est pourquoi la banque a décidé de vendre 43 de ses succursales québécoises à La Laurentienne.

« On a aussi quitté des centres urbains tels que Saint-Hubert, Saint-Bruno, Saint-Hyacinthe, Granby. De 110 succursales, on est tombés à 45. « On s’est rendu compte que les gens ne désertaient pas les succursales mais au contraire voulaient davantage de services et d’heures de fréquentation.

« Depuis deux ans, la Banque Scotia a la volonté ferme de développer le marché québécois. On est déjà rendus à 58 succursales et on devrait en avoir 70 d’ici à 2009.

« Mon objectif : doubler nos parts de marchés au Québec », explique Diane Giard.

Succursales et personnel

Pour y arriver, la Banque Scotia compte se redéployer dans les centres urbains qu’elle avait quittés et surveille tous les nouveaux développements immobiliers pour y implanter des succursales.

« On veut aussi innover. Comme ouvrir des succursales dans des stations de métro », explique la gestionnaire.

« Mais notre plus gros défi, c’est le recrutement de personnel pour combler nos besoins. On veut donner du bon service à notre clientèle. « Notre métier, c’est d’aider les gens à être à l’aise financièrement. « On cherche à augmenter sans cesse le temps que prennent nos conseillers à être sur le plancher avec les clients.

« C’est pourquoi on recrute dans les universités, où l’on propose aux finissants une carrière dans une entreprise qui s’intéresse à leur propre développement », explique Diane Giard, qui est la preuve vivante qu’il est possible de mener une belle carrière dans une institution financière.