De simple caissière à première vice-présidente...
Par christian chevalier le vendredi 3 août 2007, 15:01 - => R.H. - Lien permanent
Qui a dit que la promotion interne ne fonctionnait plus ???
Bon, certes...ce n'est pas en France que cela se passe...mais quand même !!!, on ne peut que rester admiratif devant ce portrait...
__Jean-Philippe Décarie
Le Journal de Montréal
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Première vice-présidente de la Banque Scotia pour le Québec et l’Est de l’Ontario, Diane Giard a suivi le parcours type de nombre de nos dirigeants d’institutions bancaires, c’est-à-dire qu’elle a débuté comme simple caissière pour gravir un à un les échelons et se retrouver aujourd’hui responsable de l’une des six entités géographiques de la deuxième banque en importance au Canada.
Comment Diane Giard veut faire grandir la Scotia
Un simple job d’été qui s’est transformé au fil des ans en un mandat drôlement plus complexe, celui de redéployer la présence de la Banque Scotia au Québec.
Diane Giard est étudiante en sciences économiques lorsqu’elle décroche en 1981 un emploi d’été dans une succursale de la Banque Scotia.
L’année suivante, diplôme en poche, elle se voit offrir par la banque un emploi permanent, qu’elle accepte.
Elle complétera par la suite son MBA.
« Depuis que j’ai joint la banque, j’ai tout fait. J’ai travaillé aux ressources humaines, dans les valeurs mobilières (elle a aussi complété sa formation de courtière en valeurs mobilières), la gestion de succursales, la gestion privée, les activités de crédit aux grandes entreprises, les syndicats bancaires », relate-t-elle, essayant de n’oublier aucune des fonctions qu’elle a occupées.
L’appel de Toronto
Puis, elle a eu l’appel de Toronto.
« Si la direction du Québec t’intéresse, tu dois venir travailler à Toronto », lui a fait savoir la haute direction de l’institution.
Durant trois ans, Diane Giard a d’abord été responsable des succursales d’un district de Toronto, avant d’être chargée du développement stratégique de la Scotia auprès des PME.
Depuis février 2006, elle est revenue à Montréal à titre de première vice-présidente pour le Québec et la région de l’Outaouais.
Volonté de développement
Depuis qu’elle occupe ses nouvelles fonctions, le mandat de Diane Giard est simple. La Banque Scotia veut reprendre des parts de marchés au Québec, d’où elle s’était retirée en 2000.
« Il faut se rappeler le contexte de l’époque. On était en pleine consolidation, on pensait que tout se ferait par Internet et c’est pourquoi la banque a décidé de vendre 43 de ses succursales québécoises à La Laurentienne.
« On a aussi quitté des centres urbains tels que Saint-Hubert, Saint-Bruno, Saint-Hyacinthe, Granby. De 110 succursales, on est tombés à 45. « On s’est rendu compte que les gens ne désertaient pas les succursales mais au contraire voulaient davantage de services et d’heures de fréquentation.
« Depuis deux ans, la Banque Scotia a la volonté ferme de développer le marché québécois. On est déjà rendus à 58 succursales et on devrait en avoir 70 d’ici à 2009.
« Mon objectif : doubler nos parts de marchés au Québec », explique Diane Giard.
Succursales et personnel
Pour y arriver, la Banque Scotia compte se redéployer dans les centres urbains qu’elle avait quittés et surveille tous les nouveaux développements immobiliers pour y implanter des succursales.
« On veut aussi innover. Comme ouvrir des succursales dans des stations de métro », explique la gestionnaire.
« Mais notre plus gros défi, c’est le recrutement de personnel pour combler nos besoins. On veut donner du bon service à notre clientèle. « Notre métier, c’est d’aider les gens à être à l’aise financièrement. « On cherche à augmenter sans cesse le temps que prennent nos conseillers à être sur le plancher avec les clients.
« C’est pourquoi on recrute dans les universités, où l’on propose aux finissants une carrière dans une entreprise qui s’intéresse à leur propre développement », explique Diane Giard, qui est la preuve vivante qu’il est possible de mener une belle carrière dans une institution financière.
Commentaires
Christian,
Je tiens à te dire toute mes félicitations pour ton blog qui a pris une autre dimension et qui a évolué depuis le début. Ta CSS, ta side barre et le reste me laisse sans voix. Bravo.
Cordialement
Tout a l'air possible au Canada !! Rêve en couleur ?
Effectivement Touline, le canada semble être une "terre promise".... peut-être cela vaut il le coup de faire comme le "penseur" de Carole...rentrer en Introspection....
Christophe merci, j'essaie de faire de mon mieux depuis que j'ai ce blog...mais concernant l'article sur Diane Giard, tu en penses quoi toi ?
Je trouve le parcours exeptionnel de cette femme, mais effectivement cela se passe au Canada. Je crois cependant que les entreprises Françaises sont dans un objectif de recrutement identique (surtout pour les grands groupes) mais qu'en contre partie il faut être mobile. Les plans de carrière sont de plus en plus utilisé pour faire rester les salariés, maintenant il faut qu'ils soient tenus. En outre, l'impliquation que l'on donne à l'entreprise est tout aussi importante pour une évolution interne.
C'est ce que j'appelerais du GAGNANT/GAGNANT.
Cordialement
Christophe,
Ton raisonnement est dans le cadre de ce que je pense aussi, si ce n'est qu"effectivement, il est difficile d'honorer tous les critères demandés pour un tel plan de carrière.
Mais ce genre de réussite me donne vraiment envie d'avancer...tout est possible...
Bien à toi,
Christian