40% des patrons de TPE vont bientôt passer la main !
Par christian chevalier le vendredi 24 août 2007, 16:38 - => R.H. - Lien permanent

C’est le principal enseignement d’une nouvelle enquête de la FCGA sur la manière dont les dirigeants de petites structures préparent la transmission de leurs entreprises. Une étude exclusive qui intervient au moment même où la question de la reprise des TPE en instance de cession devient une véritable préoccupation nationale.
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D’ici un à trois ans
40% des entrepreneurs interrogés envisagent de passer la main prochainement. Parmi eux, 48,5% pensent réaliser l’opération d’ici un à trois ans. Un peu moins d’un dirigeant sur cinq (19,7%) se préparent à transmettre le flambeau dans quatre à six ans. 12,7% dans sept à neuf ans et 17,35% prévoient à un horizon supérieur à neuf ans.
Plus de deux tiers des entrepreneurs (63,5%) ont prévu de céder leur exploitation à un tiers. Tandis que 17,3% remettront les clés de la boutique à un membre de leur famille et 13,5% à l’un de leurs salariés.
64,2% des dirigeants de TPE sondés estiment que leur entreprise est facilement ou assez facilement transmissible. Les artisans du bâtiment (22,6%) et les patrons du secteur CHR (18,5%) sont les plus optimistes sur ce point.
31,5% des entrepreneurs individuels jugent, à l’inverse, leur exploitation difficilement transmissible voire carrément intransmissible. Un pessimisme essentiellement partagé par les professionnels du commerce de détail alimentaire (17,1%) et ceux du secteur de l’équipement de la maison (9,1%).
Faute de repreneurs, chaque année, des milliers de petites entreprises ferment leurs portes. Un gâchis économique et social qui risque de s’aggraver à l’avenir si rien n’est fait pour faciliter la reprise de ces exploitations pourtant réputées viables.
En effet, selon l’INSEE, dans les 10 à 15 prochaines années, plus de 550 000 entrepreneurs atteindront l’âge de la retraite et devront par conséquent trouver un successeur. Le nombre des entreprises à reprendre va donc s’accroître rapidement. La plupart d’entre elles sont des petites structures artisanales ou des commerces de proximité.
Seulement 23,7% des entrepreneurs interrogés envisagent d’investir en cette fin d’année 2004. Plus des deux tiers des projets se concentrent sur trois postes principaux : matériel, mobilier et informatique. Les dépenses d’aménagement-rénovation représentent 36% des intentions d’inves-tissement. Côté embauches, seul un entrepreneur sur dix prévoit de recruter dans les six prochains mois (contre 15,10% au début de l’année 2004).
Commentaires
Quelle analyse pessimiste. Le gouvernement a déjà comencé à travailler sur des reformes permettant de faciliter la reprise et la transmission, sans compter les réformes sur le plan fiscale (voir mes billets). Cependant il est vrai que le pourcentage d'entreprise fermant pour cause de non reprise de l'activité est trop important.
Merci pour cet éclairage.
Cordialement
Cette enquête de la FCGA de 2004, ne prétend pas faire une analyse, simplement une mise en lumière des Faits. Ceci posé, tu as raison de dire que depuis, des actions ont déjà été mise en place et que le problème (qui est malheureusement toujours très présent), a été pris en considération par nos politiques.
Source FCGA juin 2007
BAROMETRE
Une morosité qui n’affecte pas l’emploi
Le moral des dirigeants des TPE est en baisse. Seuls 15,2 % d’entre eux envisagent une hausse de leur activité dans les six prochains mois, contre 16,4 % à la fin de l'année 2006. Les projets d'investissement diminuent de 1,4 % par rapport au semestre précédent. Les principaux postes de dépenses sont l’équipement en matériel, mobilier et informatique et les travaux d'aménagement-rénovation. Ces chiffres ne freinent pas pour autant les intentions d’embauche : 18 % des entrepreneurs interrogés prévoient un recrutement, contre seulement 8,6 % à la fin de l’année 2006