Approche Direct...
Par christian chevalier le mercredi 3 octobre 2007, 15:41 - => R.H. - Lien permanent
Nous l'avions vu dans un billet précédent, la GPEC n'a pas encore fait son "tsunami" dans le monde des entreprises, la gestion des compétences implique une volonté réelle du dirigeant, à optimiser ses actions RH, tout en en les conceptualisant à sa propre politique générale, à court, moyen et long terme.
De fait, il est une tendance forte qui s'installe depuis quelques années, qui est celle de l'approche direct proposée en externe par les cabinets de recrutement : la "Chasse" , en clair ; "identifier les entreprises dans lesquels une ou plusieurs personnes, cadre de haut niveau de préférence, a su démontrer son efficacité dans un certain secteur d'activité, pouvoir enfin l'approcher, avoir un échange, et lui proposer de le débaucher pour un avenir encore meilleur que celui qu'il a en ce moment...", la Chasse connait donc, un essor plus qu'honorable malgré certaines faiblesses ces derniers mois...
...cela nous rappel certaines méthodes footballistiques n'est-il pas ?...le marché des chasseurs de têtes et des cabinets de recrutement, représente en France un CA de 450 millions d'Euros environ et 20 % des embauches effectives sont issues du travail de ces professionnels...forcement...ça marque un tout petit peu...
Je me suis intéressé par le biais de certaine lecture sur le Net, à cette profession et à ce domaine tant prisé par certaine multinationale, de la comparaison à la Chasse réelle " chasseur/gibier", à la naissance d'un véritable le "secret d'état" le plus absolue, puis les explications du "Syntec RH" lui même, pour enfin se faire conseiller sur l'art et la manière de se faire chasser
...tout un programme qui j'en suis sûr, secouera vos neurones subtiles de chercheurs d'emploi avisés...

La Chasse est ouverte...
Commentaires
Hello Christian,
de retour comme tu vois...
à quand un mercato comme au foot pour les candidats...
perso, j'aime beaucoup la phrase "le débaucher pour un avenir encore meilleur que celui qu'il a en ce moment", on est exactement dans le registre du "venez chez moi, c'est bien mieux" propre aux commerciaux... de fait, les cabinets sont de plus en plus orientés chasse comme tu le soulignes, au détriment de la notion de conseil, ce qui est bien dommage (et aboutit à des non réponses sur des relances, ce qui est encore plus dommage) ; j'ai eu la chance d'être approché assez souvent, et si au début, on est vite flatté, la prise d'un peu de hauteur permet de mieux resituer son interlocuteur, le cabinet en question (certains américains que je ne nommerai pas sont blacklistés en ce qui me concerne) et l'habillage marketing autour de l'offre... et comme dit la pub, les cabinets "à consommer avec modération"...
bien à toi, toujours chouette ton blog
G
Christian,
La chasse a toujours eu cours, sauf que maintenant elle est montrée plus clairement. En ce qui concerne la GPEC, le but principal n'est pas de chasser mais de mieux comprendre l'organisation et le fonctionnement humain dans son entreprise. A aujourd'hui il y a peu de dirigeant qui en connaisse la signification, c'est pour cela que son utilité est mal connue. D'autres emploi le mot sans l'appliquer, et ne pourrait donner une définition de poste, car le début de la GPEC est le REAC.
Ne pense tu pas qu'avant d'utiliser la GPEC pour chasser, il faudrait d'abord voir au sein de sa propre entreprise la qualité et les compétences de son personnel?
Cordialement
@ Heureux de te lire à nouveaux Greg à bientôt sur ton blog...
@ Christophe, dans mon billet, je dis que rares sont ceux qui souhaitent ou peuvent mettre en place la GPEC dans leur entreprise et de fait, font appel à des techniques externes et particulièrement en cabinet de recrutement, comme la "chasse".
Si tu lis mon precedent billet sur la GPEC, tu réaliseras que l'on parle de la même chose toi et moi et que nous sommes d'accord sur l'importance de cette méthode qui nous vient des militaires...
La "chasse" n'a donc rien à voir avec la GPEC, c'est ce que j'explique dans mon billet...
Excuse moi je n'ai peut être pas compris le sens de ton billet.
Dans le doute, je vais quand même relire mon billet, peut-être n'ai-je pas été clair. Merci Christophe
Bonjour toi,
Chasse, marketing, personnal branding, GPEC etc... nous tournons encore et toujours autour des mêmes thèmes... Il est très difficile effectivement de mettre en place une GPEC, nous en avions déjà discuté (d'autant au sein des fonctions publiques)...
Et si nous prenions le problème à l'inverse ? Sommes-nous du bon gibier ? Sont-ils de bons chasseurs ? Ces derniers devant avant tout posséder un atout de poids : le flair... Cet instinct de "chasse" qui permettra de limiter le risque d'erreur, de cadrer le profil adéquat et de faire avancer la structure dans le bon sens... Un changement de culture à nouveau... même si je n'apprécie pas forcément le rapport de force que cela semble impliquer...
Une partie de chasse qui risque de (trop ?) s'éterniser...
Ta galinette cendrée (rires !)
@ Sylve, Encore que..., je ne suis pas sûr que le flair soit absolument necessaire à la "chasse"...à "l'homme"..., en effet, les chargés de recherches se contentent de faire du phoning ciblé en passant les barrières successives de la secrétaire, du chef de bureau etc... en se faisant passer pour quelqu'un de la famille ou autres subterfuges, tout en essayant de rester discrets... ensuite il suffit d'appater la "bête" avec des perspectives allèchantes..."argent, argent"...
"Galine" en provencale c'est une poule ???
je tiens à te rassurer, je ne suis pas "chasseur"...je préfère la pêche...pescadou...
La chasse de tête n'est en effet qu'un moyen de trouver, débaucher the profil qu'on souhaite avoir ou ne pas laisser à la concurrence. Mais cela ne touche qu'une part infime des salariés.
Quant à la GPEC, avant de parler du P de prévisionnel, il y a encore du boulot pour mettre en place une GEC, la bonne personne au bon endroit, au bon moment.
L'entreprise gère à court terme le plus souvent, sans se préoccuper, ou sans pouvoir le faire, des conséquences de ses actions sur le long terme et sur un plan plus global: chômage, souffrance au travail etc...
Elle ne s'en occupe que lorsque cela pèse directement sur son bénéfice: coût relatif d'un plan social, coût des accidents du travail,...
Mais je crois que nous sommes bien là dans le paradoxe de la gestion des ressources humaines: nous retenons souvent la notion d'humaine et occultons celle de gestion des ressources.
On gère ajd les salariés (très souvent du moins) comme on gère un stock de produits, de matières premières.
Quand on regarde ce que nous hommes et femmes sont capables de faire avec les ressources de la planète, la mise en perspective, fait courrir dans mon dos une certaine froideur;)....
Oui Sylvie ton analyse se tient bien et rejoint les commentaires que j'ai laissé sur le blog de Fadhila http://fadhilabrahimi.blogspirit.co...
Mais restons optimiste, la profession bouge, ce n'est certes, que le frémissement du commencement, mais soyons patients...