QUEL BOULOT!!!???
Par christian chevalier le lundi 19 novembre 2007, 03:33 - =>QUEL BOULOT!!!??? - Lien permanent

CE LUNDI, LE JOB DE Jean-Daniel
Profession :
Animateur Radio bénévole Jazz et Musiques Traditionnelles. J'officie sur Radio Judaïca ("Judaïca Strasbourg" sur le net), où j'anime deux émissions hebdomadaires:
-"Terres Tribales": Lundis 11h 30-12 h 30: musiques traditionnelles, présentation de concerts et festivals en région de Strasbourg, mais en essayant autant que possible de remonter à leurs origines ethniques et culturelles spécifiques souvent plus méconnues que leurs formes actuelles.
-"Jazzology": Jazz tous styles, en fonction des concerts et festivals à annoncer en région, mais aussi à défaut anniversaires de naissance ou de mort des grands du Jazz. Qouoique très conscient des origines de cette musique, j'essaie là aussi par mes annonces d'en montrer l'actualité et de soutenir la création contemporaine de ceux qui s'en réclament. Ceci même si je ne comprends pas toujours comment rattacher leurs créations à cette tradition. Je pense qu'aujourd'hui le Jazz est une musique ouverte sur lemonde et c'est tant mieux. J'ai lu dans Jazz Magazine un jour cette belle définition: "Musique qui pourrait héberger toutes les autres dans sa liberté", même si elle pourrait l'entraîner sur des terrains que je ne cautionnerais pas personnellement. Il m'arrive aussi d'interviewer des musiciens et organisateurs de festivals locaux.
Mes préférences et mes goûts me porteraient à une préférence pour les années 1920s-1980s.
Mais pour faire oeuvre d'actualité, d'utilité publique et évoluer moi-même, je bride depuis des années mes tendances historicistes aux anniversaires et aux références que me permettent les programmations locales par le jeu des influences musicales. Je pense que ce défi entre une tendance originelle et une autre moderniste est par sa tension paradoxale créateur et excitant. On ne peut concevoir l'avenir sans le passé. Mon obsession face au monde moderne serait de réinjecter du passé ou de rappeler sa présence musicale dans l'actualité, pour que rien de ce que j'aime ne se perde en chemin.
Lieu :
STRASBOURG
et sa Communauté Urbaine, où j'assiste aux concerts que je présente à Pôle Sud à la Meinau, Cheval Blanc de Schiltigheim, Illiade d'Illkirch, Salle du Cercle de Bischeim. En amont je parcours la CUS d'une Médiathèque de Quartier à l'autre pour chercher les disques où ils se trouvent. J'aurais aimé travailler et aimerais toujours dans l'une d'elles, mais les postes d'agent qui m'intéressent me sont interdits car je suis surdiplômé, ayant Bac + 5 avec mon DEA. Mais par l'imaginaire, je voyage beaucoup dans le temps des Jazzs et les espaces traditionnels du monde par mes émissions.
Comment je suis arrivé là :
Mon premier choc musical Soul a dû être Sade à la Télévision, je continue d'adorer son premier album accoustique "Promise". A la fin de mes années de lycée en section Littéraire (A2: Lettres Langues: Anglais, Allemand, Latin, mais plus intéressé par la littérature, les légendes et l'histoire romaines que par la grammaire des thèmes), j'ai ensuite lu "Sur La Route" de Jack Kerouac et la Beat Generation, cette générosité anti-raciste universelle, cette créativité spontanée dans l'écriture, cet anti-consumérisme m'a bouleversé: enfin une littérature pas forcément jaunie, connectée avec la vie et le monde que je pouvais encore un peu reconnaître en regardant par la fenêtre, et pas seulement avec une élite culturelle et méprisante. Pour moi Jack Kerouac a été le premier hippie, mais ne les aimait pas, étant resté un homme des années 50s toute sa vie... Mais c'est Kerouac que je préfère, pour son honnêteté, sa naïveté, son obsession à rester lui-même tout en apprenant des autres. Et il parlait du Jazz, d'un certain Charlie "Bird" Parker. Mes parents (qui aimaient et aiment toujours le Jazz) m'ont enregistré une cassette et là "Bloomdido" résonne à mes oreilles: intro piano (Thélonious "Sphère" Monk, devais-je apprendre plus tard), break de batterie fracassant (Buddy Rich), puis Charlie Parker et Dizzy Gillespie se répondant à deux cent à l'heure sur un thème complexe mais très gai... J'écoutais cela dans le bus pour Calais, puis sur le pont du ferry vers l'Angleterre où je devais passer deux semaines. A l'arrivée, je dus faire un effort de désillusion pour me souvenir que je ne débarquais "qu'à" Dover, et pas à "Frisco" (San Franciso).
Je suis ensuite entré en faculté de Lettres à l'USHS de Strasbourg. Je ne connaissais rien en musique que peut-être Sade, Francis Cabrel, Charlie Parker, Bernard Lavilliers et Claude Nougaro, Pink Floyd par mes parents.
J'étais complètement déconnecté musicalement des années 1980s et de la New Wave de mon époque, et le suis resté, d'où mon originalité, je pense.
Des copains de fac me firent découvrir le Rock Anglais des années 60s (Rolling Stones, Beatles en album), le Blues des Yardbirds (Clapton, Jeff Beck puis Jimmy Page s'y succédèrent à la guitare), les groupes psychédéliques américains de San Francisco (Jefferson Airplane, plus folkeux, Greatfull Dead plus psyché), les Doors avant le film qui m'a déçu, Janis Joplin et "Big Brother & The Holding Company", Bob Dylan, que j'amais déjà sans le savoir dans Cabrel, Le Velvet Underground, "Horses" de Patti Smith, première tentative de Rock Poétique comme le rêvait Jim Morrison. Moi je complètais ma culture Jazz envers et contre tout et tous: Billie Holiday, Sarah Vaughan, Hellen Merrill, Duke Ellington.
Un ami d'ami, faisait une émission à "Radio Judaïca". Il m'a invité à participer à celles sur le Jazz: 10 ans de Jazz en 1 heure. C'est lui qui m'a fait découvrir le New Orleans avec Jelly Roll Morton ("inventeur du Jazz" d'après ses cartes de visite), le Dixie Land blanc de Chicago avec Bix Beiderbecke. Moi qui était très timide, à la radio, je l'oubliais.
Au bout d'un an en binome, la radio me proposa une émission de musiques traditionnelles. Mon meilleur ami turc m'avait initié aux musiques orientales et traditionnelles, voire "Real World" par la BO de "La Dernière Tentation Du Christ" de Scorcese et moi-même je m'étais passionné pour le "Kapaci Suling" Indonésien.
J'ai obtenu mon CAPES pour enseigner mais n'avais aucun goût pour l'exercice de l'autorité, ayant toujours été pour moi-même d'une exemplaire docilité qui ne méritait aucune sanction.
La proposition de la radio a coïncidé avec cette année de stage au Lycée Lavoisier de Mulhouse.
Avec les trajets, les cours IUFM et la préparation de mes propres cours ainsi que les corrections de copies, j'ai dû renoncer à cette émission aoprès avoir enregistré un pilote sur la Musique Arabo Andalouse instrumentale jouée par des Espagnols. Au moins avais-je appris à faire un conducteur (liste des disques et des titres à passer distribuée à l'ingénieur du son).
J'ai retrouvé la radio deux ans plus tard, après mon stage, toujours en binome avec Dom, qui avait récupéré l'émission de musiques traditionnelles, baptisée "Décollage Horaire".
A son départ, un place pour l'émission Jazz s'est libérée. Je l'ignorais mais mon prédecesseur à ce créneau était Alain Terzinian, grand trompettiste de Jazz Strasbourgeois entre Chet Baker, Miles Davis et Clifford Brown, que j'allais applaudir dans les clubs.
Mon générique commence avec Charlie Parker jouant du Klezmer à un mariage juif dans le film "Bird" de Clint Eastwood, mon film culte, puis Louis Armstrong s'envolant sur "West End Blues", et Billie Holiday à la voix brisée pour "Sophisticated Lady".
J'ai commencé avec une logique historiciste imparable par les enregistrements de l'année 1924: King Oliver avec Louis Armstrong, Bessie Smith, Jelly Roll Morton, Sidney Bechet et Bix Beiderbecke y enregistraient déjà, avec une qualité sonore d'époque, puis 1925, 1926....
J'ose à peine imaginer jusqu'où m'aurait mené mes tentations historicistes si je n'en avais pas été sauvé par le Festival JazzD'Or de Strasbourg, que je présentais, comme chaque année depuis. Peu à peu, j'ai fait de plus en plus de présentations de concerts et de moins en moins d'émissions sur les Jazzmen disparus. J'ai trouvé un rythme de cfroisière en consacrant des émissions anniversaires aux dates de naissance ou de mort aux Jazzmen et women disparus, décalées si l'actualité des concerts, privilégiée, l'exige.
A force d'assister gratuitement à des concerts de Jazz, mon oreille s'est formée au Jazz moderne, malgré quelques réticences au départ.
Quelques années plus tard, j'appris que la radio rediffusait encore nos "Décollage Horaire", Dom ayant quitté la radio. Friand autant de musiques à découvrir que de concerts, je repris l'émission de Musiques Traditionnelles à mon compte, et la rebaptisait "Terres Tribales", avec un générique monstre que je ne passe jamais en entier: une Body Percussion de Léon parker, puis des extraits de mes musiques du monde préférées qui finissent par dépasser les 5 minutes accumulées.
J'ai interviewé également beaucoup de musiciens locaux pour des albums ou en prévision ce concerts: Christophe Imbs, Jean-Michel Delune, Les Léo Parleur (2 x), Yonatan Avishaï et plus récemment Enneri Blaka, Marcel Loeffler ainsi que Jean Etienne Moldo, l'un des organisateurs des "Nuits Européennes" (2x). Ils semblent apprècier le fait que je leur consacre toute l'émission d'une heure, aie vraiment écouté leur disque et essaie de comprendre le sens de leur musique en profondeur, tout en gardant une certaine spontanéité conviviale dans l'improvisation. Venant de l'écrit, il y a toujours une tension entre l'écrit à l'avance et l'oral improvisé dans ce que je fais, comme dans le jazz entre arrangement écrit, de tête et improvisation des solistes, en quelque sorte.
Une journée type :
Je me lève entre sept et huit heures du matin, après petit déjeuner, infos et toilette, si je n'ai pas de rendez-vous, je suis vers 9-10 heures à mon ordinateur, où après avoir répondu à des mails éventuels je mets à jour mon blog, rédigeant les articles sur les concerts auxquels j'ai pu assister la veille ou ceux qui sont en retard (déchiffrage de mes notes prises sur le vif, synthèse, résumé, plan, rédaction et mise en forme finale incluant des photos). Après le déjeuner, je pars vers les Bibliothèques de quartier de Strasbourg chercher les disques pour ma prochaine émission. Le soir je suis parfois invité à des concerts, où je prends des notes en direct pour de futurs articles.
Une anecdote sur mon job :
Pour les interviews, tout s'est fait par hasard, presque malgré moi: alors que j'étais en train d'interviewer Patrick Genet, chanteur de Chanson française et musette alors à Strasbourg, ayant depuis monté un studio à Chambéry, mon premier invité. Il me parlait souvent, comme mon ami turc, d'un certain guitariste manouche extraordinaire, Tchavolo Schmitt, aperçu dans "Latcho Drom" de Tony Gatliff (puis plus tard héros de "Swing" du même Tony Gatliff). Soudain le téléphone sonne, pour moi, me dit l'ingénieur du son. A l'autre bout du fil, Rocky Steinberger me propose une interview avec ledit Tchavolo Schmitt pour la sortie de son premier disque "Miri Familia". Quelques semaines plus tard, j'interviewais Tchavolo et ses accompagnateurs Sony et Mandino Reinhardt, quelques années plus tard, le fils de Sony, Dino Mehrstein, qui fusionne Jazz Manouche et Bossa Nova, avec une touche de charme groovy à la George Benson.
Ce qui me plaît :
Musicalement: Le Jazz (New Orleans, Chicago, Swing, Be Bop, Hard Bop, Cool Jazz, West Coast, Free Jazz quand audible, Fusions Jaz-Rock, Funk, Ethno Jazz, Néo Bop et Néo Cool) et les Musiques Traditionnelles (Musette, Fado Portugais, Afro Beat Africain, Musiques Cubaines, Brésiliennes, Capverdiennes, Caraïbes, Sud Américaines ou Indonésiennes, etc.. toutes musiques traditionnelles ou fusionnées exprimant une exception culturelle dans le monde), mais je suis aussi fou de Rock 60ies anglais, 70ies Babe Psyché, Peace & Love, Soul, Funk partout dans le monde voire électro quand elle est intéressante et découle de ces musiques ou me rappelle ces bonnes vibrations qui voulaient changer le monde.
Ce qui me passionne dans ce métier d'animateur, c'est de découvrir chaque semaine de nouveaux artistes, musiciens, de nouvelles cultures traditionnelles, de nouvelles musiques, d'apprendre encore et toujours, en confrontant ce que j'apprends à ce que je sais déjà.
Toute musique inconnue est pour moi une forme de défi que je me fais à moi-même d'y trouver quelqu'intérêt. Ainsi j'essaie de m'ouvrir aux musiques électroniques alors que j'ai toujours privilégié les musiques vivantes et live, même du passé. M'ouvrir aux musiques de notre monde me semble toujours passionnant, pour voir à quelle tradition les rattacher, leurs influences, ce qui les a menées à leur forme actuelle. C'est pour cela que, après des années de bénévolat, je cherche une émission rémunérée et suis prêt à apprendre toujours et encore pour y arriver.
De formation littéraire, j'aime aussi écrire sur la musique, et le fais plus longuement sur mon blog.
Bien conscient que deux heures d'émission ne justifieraient pas un salaire viable, je suis prêt à proposer à la radio ou toute structure culturelle qui m'emploierait mes compétences rédactionnelles et administratives, qui m'ontb permis d'obtenir mon PCIE (Passeport de Compétences Informatique Européen) sur Word, Outlook, Excell et Power point.
Ce qui me déplait :
Les musiques glauques ou morbides à partir des années 80s, comme la New Wave et ses dérivés en -ave, tant pour ce manque d'esprit positif que pour l'égoïsme moral qu'elles sous-tendent, quand la musique a cessé de vouloir changer le monde collectivement et que chacun s'est replié sur soi. Musicalement aussi, le passage des groupes live à des formules de plus en plus électroniques me déplaît (remplacement du fender rhodes par le tout-synthétiseurs, de la batterie et des percussions par des boîtes à rythmes). Je tiens à l'élément humain dans la musique: les mains sur des peaux ou des touches, des cordes, la voix ou le souffle dans un tube, plus que des programmes informatiques.
J'ai longtemps pensé que l'ENNEMI était les musiques électroniques qui enlevaient le pain des autres par leurs décibels, leur omniprésence dans les médias. Pour moi un DJ devrait avoir PLUS de culture musicale qui'un musicien live, être une bibliothèque sonore selon ses goûts et être capable de jouer avec des musiciens live, quitte à réduire ses décibels ou à faire les efforts de mise en place de tout rythmicien. Tout musicien fait ses classes, apprend. Pourquoi pas les DJ? Les disques choisis ont longtemps dans l'électro été des disques techno uniquement, alors que le passé et les cultures étrangères sont une mine de samples. Mais apparemment beaucoup de DJ Funk, Soul ou Brazil pensent comme moi. Les musiques électroniques sortent peu à peu du seul et unique Boum Boum de la techno hardcore.
Idem pour le Hip Hop. Il a des origines prestigieuses dans les musiques noires et on n'entend que les mêmes vieux samples de James Brown faute de véritable recherche aux sources du jazz, de la soul et du funk ou dans les musiques traditionnelles à l'infini, quand il y a autre chose que les seuls scratches pour encadrer un discours souvent haineux et négatif sous prétexte de gangstérisme vendeur. Le problème c'est que les MC qui tchatchent ont pris le pouvoir contre les DJ qui avaient plus de culture musicale. Il y a des exceptions:Jazzmatazz, Arrested Development, "Ombre EST Lumière" d'IAM pour son message spirituel, Hocus Pocus pour leur courage de jouer live et les textes positifs et généreux, MC Solaar et Abd El Malik pour leur intégrité et leurs textes.
Les évolutions "hard" et assimilées du rock me semblent très lourdes. Après Led Zeppelin ou AC/DC ça ne m'intéresse plus. "Nevermind" de Nirvana ou Rage Against The Machine sont les derniers disques rock ou assimilés intéressants pour moi. La pop se partage entre hurleurs et valiumisés depuis les années 80s.
A la réflexion je préfère la musique aux bruits, tout en admettant que le(s) bruit(s) peuvent s'y intégrer pour un effet circonstancié si cela fait sens pour exprimer la révolte, comme la dissonnance n'existe que par rapport à une harmonie, le blanc par rapport au noir, etc...
Commentaires
Superbe interview ! J'avais déjà lu une interview de Jean Daniel, sur le site du modérateur je pense !? Cela donne envie de swinguer de bon matin
Super le portrait JDELIRE, faut juste se l'approprier par petits bouts....mais tout y est génial, mais faut le temps pour.....
Salut
c'est beau la passion quand elle vous tient, en as-tu d'autres a partager ?
Un specialiste, de jazz comme toi, actuellement, c'est rare et precieux ! Dommage, que les musicien ignorent que tu parles d'eux avec autant de passion et de connaissances. Bravo !
Excellente interview, sur un blogueur que j'affectionne particulièrement. On peut voir un réel talent de ta part Jean-Daniel, continue sur cette voie, tu as de belles choses à faire. Sylve, c'est bien moi qui ai interviewé Jean-Daniel il y a quelques mois
J'aime plutôt la musique rock, mais vraiment lire cet interview m'a transportée (eh oui j'ai tout lu, moi), quelle passion !!!
Quelle année Sade ? je ne me souviens plus très bien, j'adorais aussi...
Merci Carole,
d'abord d'avoir TOUT lu, et de me donner l'occasion de vous répondre sur Sade, que j'adore:
Son premier album "Promise" est sorti en 1985, avec entre autres "Is It A Crime?", "Sweetest Taboo" et "Never As Good As The First Time", des arrangements bossas, funkys, jazzys, et encore accoustiques, à base de percussions avec juste des effets rerecording à la Marvin Gaye sur sa voix, mon album préféré.
En 1992, elle a sorti "Diamond Life" avec "Smooth Operator", "Your Love Is King", et "Hang On To Your Love", déjà plus commercial, sur un rythme boîte-à- rythme/basse disco incessant pour faire danser dans les discothèques, avec des solos de cuivres synthétisés de mauvais goût et des chansons moins variées, trop commerciales et formatées "tubes".
Ensuite elle a sorti "Love Is Stronger Than Pride" avec des tonnes de cordes melliflues comme des couches de crème chantilly, "Love Deluxe" (une seule bonne chanson si je me souviens bien) et depuis 2000, que des Best Ofs et des Lives. Mais peut-être n'a-t-elle plus rien à prouver. Elle est une icône, les gens l'aiment, elle continue de se produire sur scène et c'est l'essentiel. Surtout que quand on voit l'état du marché du disque à l'heure du téléchargement, le plus important n'est peut-être plus les disques mais la scène.
C'est toujours mon idole Soul, même si je ne l'ai jamais rencontrée ni même vue en concert, je l'adore.
Jean Daniel BURKHARDT
Re Merci !
Carole