L'entretien et le STRESS !
Par christian chevalier le jeudi 31 mars 2011, 13:49 - => R.H. - Lien permanent
L'entretien d'embauche et le stress font-ils bon ménage ?
... D'après Eric Albert médecin psychiatre spécialiste du "STRESS", le stress C'est un «déséquilibre dans la balance des contraintes auxquelles nous sommes soumis et les ressources à notre disposition pour y faire face.
Eric Albert : chasseur de stress par Cadremploi
Au premier abord, après écoute active et non stressée, les propos de ce Monsieur me semblent assez intelligents. Le stress ne serait qu'une réaction normale de notre organisme face à une situation provoquant des contraintes. Notre cerveau ferait alors l'analyse du poids de ces contraintes par rapport aux ressources disponibles pour y faire face, puis si un déséquilibre est constaté, le cerveau décide de créer du stress. De fait, ce stress généré permettrait à notre cerveau de surmonter le déséquilibre. Ceci explique que Monsieur Albert utilise un discours assez angélique concernant le stress, en effet Le stress ne serait pas toujours mauvais pour le candidat, ce serait même une bonne chose d'être un peu stressé en entretien, ça peut même se corriger, c'est même un atout si on écoute Eric Albert
Stress, SUR stress, attention DANGER ! Allusion au Choléstérol, il y a le bon et puis le mauvais. Maladie ou pas maladie ? Les gens stressés se ressemblent puisqu'apparemment ils ont à peu près tous les mêmes symptômes !...
Jusque là, je comprends bien l'idée. Mais c'est en écoutant plus attentivement la suite que je décroche quelque peu... En effet, pour une personne assez souvent victime du stress, cette dernière pourrait être soulagée de savoir que son trouble est normal voir même un atout. Mais alors, pourquoi Eric Albert nous propose t-il trois solutions pour vaincre ou réduire le stress ??? 1/ Bien se connaître 2/ Ne pas se mettre en situation de passer un examen 3/ Etre conscient de ce qu'on apporte mais également de ce qu'on n'apporte pas.
Et là... me vient le "Flash" ou la pensée qui tue, ou appelez ça comme vous voulez...!
Donc si je comprends bien tout, celui ou celle qui est victime du stress lors d'un entretien, s'explique par le fait que son cerveau lui indique que les contraintes annoncées sont soit trop nombreuses, soit trop insurmontables , soit tout simplement en inadéquation avec nos ressources disponibles...
Je traduits ça comment moi ???
La seule traduction que j'ai trouvée ! Et bien... Je vous la livre comme mon cerveau vient de me la livrer... Si j'éprouve un STRESS lors d'un entretien de recrutement, c'est que le poste ne correspond tout simplement pas à ce que je suis !
Dès lors, inutile de déployer des trésors d'inventions ou de mots biaisés insufflés par mon stress...Puisque sans nuls doutes, ce poste n'est pas pour moi !

A moins que mon cerveau me joue des tours ou qu'il soit momentanément amnésique au point de ne pas se souvenir que 100% des recruteurs, quels qu'ils soient, utilisent eux-mêmes des trésors d'inventions et de mots biaisés insufflés par le stress engendré par l'obligation de résultats demandé par son Client, souvenir omniprésent matérialisé par les signatures bien visibles au bas du contrat qui rapporte des sous...
AH ! Monsieur Albert ! Si tous les recruteurs avaient les mêmes défauts que vous !.........

Commentaires
Cher toi,
Concernant le discours de ce médecin psychiatre, il est peut-être un "grand" spécialiste du sujet, je ne suis pas d'accord sur quelques points dont l'aspect "bon stress" notamment... le « bon » stress n’existe pas. On parle plutôt de stress « aigu/chronique » et « choisi/subi ». Son discours est surtout axé sur les entretiens d'embauche et non sur les contextes d'emploi ce qui est différent... Eprouver du stress lors d'un entretien n'est pas la même chose qu'être soumis à un stress récurrent (stress chronique avec effet délétère sur la santé qui menace à terme l’intégrité physique et mentale de la personne, altérations pouvant être irréversibles). Il parle uniquement de stress individuel alors que nous sommes passés aujourd'hui de la notion individuelle du stress à la notion collective centrée sur l’activité de travail. Copie largement à revoir donc...
Voilà par exemple le genre d'idées reçues contre lesquelles il faut lutter en permanence, dont 1000 mercis de tes encouragements, tu sais combien ils sont précieux...
Plein de bises et au plaisir de te lire
Sylve
Bonjour Christian !
Félicitations pour le relooking du blog ! La réponse à ta question est sur mon blog
! Bon weekend !
Tout d'abord, je plussoie aux commentaires de Sylve et de Vanzari. Ensuite voici le mien.
Il faut le dire et le répéter l'Homme est grand dans le PLAISIR ! Ceux qui pensent que c'est dans la souffrance se mettent le doigt dans l'œil.
Éric Albert, on le connaît. Il y a des années qu'il délivre ses bons conseils dans le quotidien économique Les Échos.
Moi, quand je regarde cette vidéo, tout de suite, je repère deux choses qui transparaissent. Derrière ses bonnes manières de garçon bien élevé, EB rappelle la règle n° 1 des rapports dans l'entreprise : la subordination liée au contrat de travail. L'un a le pouvoir, il trie, il sélectionne, il choisit selon ses propres critères. L'autre, au mieux, accepte en obtenant de petits aménagements à la marge. Si j'osais, je dirai même du rapport de classe entre dominant/dominé. Et dans ce rapport de classe, le rapport individuel est privilégié aux dépends du rapport collectif - il en va de même dans la vie la cité - qui lui est craint. La longue histoire du travail en atteste.
La deuxième chose, est la pensée sous-jacente, archaïque et judéo-chrétienne qui veut que l'on doit gagner son pain quotidien dans la douleur et à la sueur de son front.
Témoins de ce constat, les mots utilisés par ce mécanicien des âmes qu'est EB : ressources, contraintes, déséquilibre, acte de vente de soi-même, perception, gestion des émotions, cholestérol, apprendre à gérer le stress, body langage, stress charge émotionnelle, gens ayant du mal à se maîtriser, travail sur soi, pourquoi je ne suis pas très bon, ce qui fait la compétitivité de l’entreprise c’est son adaptabilité, coût du stress = coût de l’adaptation…
Ceci dit, même si EB reconnait que pour l’embauche, il peut tout au plus détecter un potentiel, la vrai évaluation ayant lieu dans l’entreprise. Même s’il reconnaît qu’on a individualisé la performance et cassé le collectif, par son discours général il participe à la diffusion de l’idée qu’une personne serait comme une île déserte au milieu de l’océan. À elle de trouver ses propres solutions pour vivre.
Renvoyer la responsabilité sur les individus simplifie les choses sans pour autant rendre compte de la richesse de la réalité. Mais surtout ça perpétue l’idéologie du système économique mondial, le marché. À la fin de la vidéo, une phrase d’EB dit tout « on sait bien qu’un jeune qui arrive dans un emploi va changer cinq ou six fois d’emploi dans sa vie professionnelle (…) ».
C’est comme ça. On ne peut rien changer. Il faut faire avec…
@ + Pierre-Antoine
je suis d'accord avec le Eric albert sur le fait qu'il y a différents stress dont celui qui est bénéfique lors d'un entretien. En effet le stress peut nous forcer à être le meilleur. Apparemment en résumé pour Mr Eric Albert le stress est dû à une mauvaise image de soi incontrôlable. C'est la où les solutions pour vaincre le stress me paraissent un peu simpliste.Chaque personne a du stress pour différentes raisons et que surtout il est incontrôlable. Un recruteur va jouer sur ce stress pour savoir si justement on sait le gérer. La meilleure solution est de prouver aux recruteurs et à nous-mêmes qu'on sait le gérer.
Franchement, je rejoint Sylve sur toute la ligne.
Le stress chronique et le stress dû à une situation stressante ne sont pas du tout la même chose.
L'un peu être gérer, l'autre doit être soigné car symptôme d'une maladie.
" Si j'éprouve un STRESS lors d'un entretien de recrutement, c'est que le poste ne correspond tout simplement pas à ce que je suis ! "
Je suis bien d'accord avec ce que tu dis , mais le stress est aussi causé par le manque de confiance en soi.